

2008
11/12/2007 (m)
ERTA ALE :
Enchâssé
entre des parois verticales, circulaires, il apparaît dans toute sa monstrueuse
splendeur…
Situé dans le désert le
plus chaud et le plus inhospitalier de la planète ce volcan bouclier de 50km de
diamètre qui culmine à 613m est en activité éruptive permanente.
Janvier 20008… Le pit crater Sud possède un superbe
lac de lave incandescent d’environ 120 mètres de diamètre. Ce lac très actif
qui clapote à 70 m de profondeur, est constitué d’un volume de magma en
circulation renouvelé en permanence.
Fumée et gaz quasiment inexistants ne viennent pas
gêner l’observation. L’activité est actuellement caractérisée par une multitude
de fontaines de lave qui agitent sa surface. Fantastique spectacle !
La moitié de sa superficie est constamment agitée
par de grosses vagues ou bulles géantes qui projettent des lambeaux de lave à
quelques dizaines de mètres de hauteur.
A voir
absolument avant que la folie des hommes ou le cours de l’histoire ne change
une nouvelle fois l’avenir bien incertain de ce pays extraordinaire.
DALLOL :
Un
mélange de couleurs, d’odeurs, d’émerveillement… une autre planète !…
Ici les
dépôts salins atteignent et même dépassent les 2000 mètres d’épaisseur. Champs
fumerolliens jaune vif, puissants dômes de sel hachés de canyons sinueux,
sources thermales dont les eaux extraordinaires riches en minéraux glougloutent
dans de petites vasques aux teintes vertes fluorescentes, curieuses formations
" d’évaporite " de plusieurs mètres de hauteur, milliers de cônes,
d’aiguilles aux formes torturées, surréalistes, aux couleurs éclatantes…
Rouge
violent, brun, ocre, toutes les nuances de jaune, d’orange, tous les dégradés
de blanc, de turquoise, de vert, de mauve… Du noir intense aussi…
Cristallisations cubiques ou en aiguilles… Fleurs de soufre… Piliers de sel ou
cheminées de fées sur fond d’horizon bleu qui vibre où les mirages naissent
parfois… Endroit magique sauvage… unique…
Tout
près des dizaines de cônes en pleine activité sont en train de recouvrir les
vestiges d’un village abandonné jouxtant d’anciennes mines de potasse désertées
depuis 1930.
VOLCANS :
ERTA ALE :
Signification du nom ERTA ALE :
« La Montagne qui fume »
Situation géographique :
A 790 km de Addis Ababa dans le
désert des Afar (réputé pour être le désert le plus chaud de la planète).
La chaîne de l’ERTA ALE d’âge
quaternaire (initialement sous-marine) est située dans la province du TIGRE au
Nord de l’AFAR en ETHIOPIE dans l’axe médian de la dépression DANAKIL (130
mètres en dessous du niveau de la mer).
Cette dépression tectonique qui
ne dépasse pas 55 km de large à la latitude de l’ERTA ALE est intensément fracturée par un réseau de failles toutes
orientées dans la direction NNO-SSE soit suivant un axe sensiblement parallèle
à l’axe de la Mer Rouge qui a commencé à se développer au MIOCENE (25 millions
d’années).
Position GPS du centre actif
(sur la base de 11 canaux) - Pit
crater Sud
13° 36’ 11 N
40° 39’
49 E
Contexte géodynamique
Point chaud situé dans la zone de divergence des plaques ARABIE et
AFRIQUE sur une dorsale océanique exceptionnellement émergée. La Mer Rouge et le golfe d’Aden occupent l’espace entre
les plaques écartelées, désunies depuis près de 20 millions d’années.
Dimensions de la chaîne de l’ERTA ALE
100 km x 45 km
Celle-ci
possède du Nord au Sud pas moins de 6 centres éruptifs :
·
GADA ALE
(286 m)
·
ALU-DALA
FILLA (609 m)
·
BORA ALE
(668 m)
·
ERTA ALE
(613 m)
·
HAYLI GUB
(521 m)
·
ALE BAGU
(1031 m)
Certains ont
encore une activité fumerollienne.
Caractéristiques particulières de l’ERTA
ALE
·
Caldeira
sommitale de forme elliptique (1,6 km x 0,7 km) orientée NNO-SSE
·
2
« pit crater » perforent le fond de cette caldeira
Pit crater NORD : Environ 300 m de diamètre
Actuellement
activité fumerollienne uniquement
D’épaisses
fumées jaillissent en permanence de la zone Sud du puits
Le lac de lave
qui occupait ce cratère est revenu pendant une brève période au cours de
l’année 2005 avant de se solidifier à nouveau à environ 30m au-dessus de son
niveau initial.
Pit crater SUD : Activité magmatique
Dimensions :
environ 200m de diamètre
Dimensions du
lac actif : environ 120 m de diamètre (à une profondeur d’environ 70m)
Dynamisme éruptif
Effusif
avec persistance d’un lac de lave.
Eruptions historiques : 1873 – 1903
– 1904 – 1960
Activité de
lac de lave depuis 1906 au moins
Expéditions
·
Au milieu du
XIX siècle une expédition italienne de 14 hommes menée par le capitaine
JIULETTI a été exterminée par les guerriers AFARS.
·
P. MOHR
(géologue en 1960)
·
Haroun Tazieff (CNRS) : 1968/1969/1973
·
Expédition
héliportée française : 1995-2001-2005-2006
OBSERVATION :
Activité de
dégazage à la surface du lac qui engendre des fontaines de lave de 5 à 10 m de
hauteur.
Recrudescence
d’activité cyclique (variable de 1 à 4 heures). Celle-ci morcelle la mince
croûte sombre qui se forme parfois à la surface jusqu’à la faire disparaître
presque complètement. On assiste alors à un fantastique bouillonnement de lave
liquide qui occupe la presque totalité de la surface du lac.
DALLOL :
Dalol est situé non loin de
la frontière avec l’ERYTHREE au Nord de la dépression DANAKIL à 130 mètres en
dessous du niveau de la mer.
Dans cette plaine
d’effondrement de forts taux de sédimentation se sont produits remplissant la
dépression de roches sédimentaires détritiques et d’évaporites.
Des dépôts marins coralliens
apparaissent aussi sur les bords de cette zone effondrée de moins 30 à plus 90
mètres d’altitude.
Ils correspondent aux
différentes pénétrations de la Mer Rouge.
En
effet, l’arrivée de la Mer Rouge par le nord s’est produite au moins trois
fois dans le « Golfe de Danakil » il y a 200 000 ans, 120 000
ans et 80 000 ans laissant des dépôts de sel de plusieurs kilomètres
d’épaisseur.
Les
facteurs qui ont favorisé un fort taux de sédimentation sont :
·
L’isolement
de la masse d’eau de mer rapidement par un évènement tectonique et/ou barrage
lavique du volcan ALID produit par l’empilement d’immenses coulées de lave.
·
Un
climat aride et très sec (température élevée)
La dernière activité du
volcan DALLOL a été une éruption phréatique qui date de 1926.
Aujourd’hui,
cette importante zone volcanique se caractérise par des émissions de
fumerolles. Les gaz traversent une importante couche de sel et de potasse avant
de sortir à l’air libre. De même les fluides hydrothermaux enrichis de sel
recristallisent à leur sortie sous forme de magnifiques concrétions de
travertins colorés orange et jaune. On peut aussi observer des coulées de
saumure à hautes température (+100°C), dont la composition est principalement
du chlorure de magnésium auxquels s’ajoutent du calcium et du fer. Plusieurs
intrusions annulaires dégorgent des coulées blanches de bischofite fondue. Ces
coulées de sel se mettent en place comme des coulées de cire.
Une multitude de monticules
et de cônes crachotent, dans des gargouillements de marmites. Des geysers de
vapeurs sulfureuses jaillissent à différents endroits. Un paysage minéral de
toute beauté !!!
DERNIER NE DES VOLCANS DU RIFT : L’ARDOUKOBA
Le 7 novembre 1978, faisant suite à une
crise sismique qui depuis plusieurs jours ébranle toute la zone du rift d’Asal
(50 à 80 séismes par heure), trois fractures de 30 à 300 mètres de longueur
s’ouvrent, laissant jaillir des fontaines de magma de plusieurs centaines de
mètres de hauteur. Simultanément à cette soudaine ouverture de failles, le
plancher de la dépression s’effondre d’environ 1 mètre et s’élargit de 1,20
mètre.
Avec un débit de un million de mètres
cube par heure, cette nouvelle éruption fissurale édifie en quelques jours un
nouveau cône volcanique de 200 mètres de long et 40 mètres de hauteur que H.
Tazieff baptisera du nom de ARDOUKOBA.
En une semaine, 16 millions de mètres
cube de basalte (soit 43 mégatonnes) et six milliards de mètres cube de gaz
(dont 80% de vapeur d’eau) seront
éjectés.
Résumé d’un article de H.Tazieff publié
dans « le réveil de Djibouti » :
« Des projectiles, des lambeaux de
rocs en fusion à 1100°C retombent de part et d’autre de la fracture béante,
empilant des paquets de laves et formant ainsi les murailles du cratère. Un lac
de lave se forme dans ce cratère et après échappement des gaz, les coulées de
lave s’épanchent à partir du point le plus bas. Le magma s’écoule comme un
fleuve à 80 km/h sur une largeur de 20 à 30 mètres de front. Les coulées de
lave se refroidissent rapidement et leur viscosité augmente en même temps,
ainsi à 100 mètres de la source émise, la vitesse des coulées n’est plus que de
40 km/h. En descendant vers le lac Asal, là où la pente est la plus forte, les
coulées de lave s’empilent sur des dizaines de mètres, comblant les creux et
les cuvettes. En quelques heures, la topographie de ce secteur a été
sensiblement modifiée. »
LAC ASAL (DJIBOUTI)
Découverte et marche sur la banquise de
sel (80 mètres d’épaisseur) du lac Asal (61 km2 de superficie) située à moins
157 mètres sous le niveau de la mer.
LAC ABBE
Décor insolite, monde fantastique où des
centaines de cheminées calcaires (des travertins) en forme d’aiguilles de
quelques dizaines de mètres de hauteur (jusqu’à 50 mètres !) s’élancent au
milieu de sources chaudes et de fumerolles aux acres senteurs de soufre !
Ces formations tourmentées, ces
alignements déchiquetés d’aiguilles calcaires qui sont nées dans les
profondeurs du lac à une époque où son
niveau était beaucoup plus élevé, confèrent au Lac Abbe une atmosphère étrange
pleine de mystère.
Les seuls habitants des lieux sont des
milliers de flamants roses.
PROGRAMME INDICATIF :
Jour 1 : Vol Paris-Addis Abeba (2300 m d’altitude).
Jour 2 : Arrivée à ADDIS. Longue
journée de route jusqu’à KOMBOLCHA. Déjeuner sous forme de panier pique-nique.
Dîner et nuit à l’hôtel à KOMBOLCHA.
Jour 3 : Route pour MEKELE. Déjeuner
pique-nique. Dîner et nuit à l’hôtel à MEKELE.
Jour 4 : Découverte de magnifiques églises rupestres cachées au fond de
profondes cavernes au Nord de MEKELE.. Nuit hôtel Mekele
Jour 5 : Route MEKELE – DALLOL. Ici on a réellement
l’impression de se rapprocher des origines du monde !
Installation sur le lac de sel Karoum tout près de Dallol.
Nuit camping.
Jour 6 : Découverte du volcan
Dallol. Randonnée tout au long des sites les plus caractéristiques.
Indescriptible… geysers miniatures, ruissellement, labyrinthe de roche
déchiquetée, tranchante, tour de sel stratifié, coulées de saumure, concrétions
multicolores, mousse minérale… Découverte du village fantôme en ruine abandonné
depuis 1930… date à laquelle une mine de potasse était encore en exploitation.
Repas midi et soir pique nique. Nuit camping.
Jour 7 : Tôt le matin, départ sur la banquise de sel jusqu’à une zone d’extraction
artisanale. Nous assisterons au découpage des briques de sel et au chargement
des dromadaires.
Dans l’après-midi, piste et hors
piste vers le pied de l’Erta Ale.
C’est
lorsque le soleil commence a baisser sur l’horizon que nous commencerons à
gravir ses pentes faibles et régulières sur un terrain très inégal.
Acheminement
des sacs (matériel lourd, réserve d’eau, nourriture, tentes) avec des
dromadaires qui arriveront tard dans la nuit.
Montée
nocturne avec une température très supportable durant 4h30 environ jusqu’en
bordure de la caldeira où le reflet rougeoyant du lac de lave illumine la nuit.
Descente
dans la caldeira, approche, observation, tour du lac qui bouillonne à moins de
100 mètres sous nos pieds. Bivouac. Repas midi et soir pique nique.
Jour 8 :
Nuit courte (le lever de soleil sur le lac de
lave est le meilleur moment pour faire des photos). Journée encore réservée à
l’observation de l’activité éruptive. Coup d’œil à la zone fumerollienne et aux
pits cratères Nord et Sud d’où s’échappent en permanence d’abondantes fumées.
Observations nocturnes puis nuit bivouac près du lac de lave incandescent de
l’Erta Ale.
Jour 9 :
Dès les premières lueurs du jour, descente
pour rejoindre nos véhicules. Continuation vers le lac de sel Afdera.
Nuit camping près des sources
thermales chaudes.
Jour
10 : Départ matinal pour terminer la
traversée du désert de Danakil jusqu’à la frontière de DJIBOUTI en passant par
Serdo. Arrivée en début d’après-midi. Changement de véhicules tout terrain et
d’accompagnateur à la frontière. Transfert au lac Abbe (Djibouti) et nuit en
daboita avec 2 lits de camp (une grande daboita pour 2 personnes).
Jour 11 : Découverte de ce lac étrange d’où jaillissent de
fantastiques colonnes calcaires (des travertins) de plusieurs dizaines de
mètres de hauteur. Traversée du « grand barra » puis transfert vers
le GHOUBET, faille océanique et mer de lave. Nuit en daboita à DANKALELO au
bord de la mer.
Jour
12 : Visite du lac Assal. Marche
sur la banquise de sel et randonnée jusqu’au volcan ARDOUKOBA, le dernier né
des volcans du Rift. Route jusqu’à
DJIBOUTI. Vol en fin d’après-midi pour PARIS via ADDIS.
Jour 13
: Arrivée à PARIS.
ATTENTION !
IMPORTANT !
Durant toute la durée du voyage, vous devez toujours
garder sur vous :
-
votre passeport
-
votre billet d’avion
-
Le visa Ethiopie (pris à
l’arrivée à l’aéroport)
-
Le visa (pris à la frontière de
Djibouti)
-
Votre carnet de vaccination
-
Votre contrat d’assurance
-
La souche gouvernementale
témoignant du montant de la somme d’argent que vous avez converti en BIRR à la
banque de l’aéroport.
EQUIPEMENT :

·
Demi-masque
à gaz obligatoire. Filtrage : gaz et vapeur organique, gaz et
vapeur anorganique et acide (chlore, sulfure d’hydrogène, cyanure d’hydrogène),
anhydride sulfureux, chlorure d’hydrogène, dioxyde de soufre, ammoniaque. (se
renseigner chez Aventure et Volcans) Cartouches filtrantes ABEK.
·
Un sac de voyage en toile (pas de valise) pour laisser vos affaires qui ne vous sont pas
indispensables à l’Erta Ale.
·
Un sac à dos d’environ 60 litres pour l’Erta Ale (porté
par les dromadaires)
·
Un petit sac à dos pour les balades
·
Une lampe frontale ou de poche plus une autre lampe torche
(en secours) avec piles alcalines et ampoules de rechange. BIEN VERIFIER L'ETAT DES LAMPES AVANT DE PARTIR, PREFERER LES PILES
ALCALINES. ATTENTION : il est indispensable d'avoir 2 lampes de bonne
qualité.
·
Un sac de couchage léger
·
Un matelas mousse style karimat ou gonflant
·
Une bonne paire de chaussures de marche à tige montante.
·
Plusieurs paires de chaussettes de coton pour les
randonnées
·
Une paire de tennis ou chaussures de toile
·
Un pantalon de toile en coton (éviter le jean trop épais
et désagréable à porter lors des marches en pays chaud)
·
Une petite polaire
·
Un pull/sweat –shirt
·
Des vêtements de corps
·
Tee-Shirt, chemises ou polos de coton
·
Chapeau ou casquette, lunettes de soleil et crème solaire
·
Parapluie pour le soleil
·
Un foulard ou cheich (protection poussière)
·
Deux gourdes de 1litre minimum
·
Papier toilette
·
Trousse de toilette et serviettes humidifiées pour les
bivouacs
·
Protection anti-moustiques (INSECTECRAN)
·
Une paire de gants type jardin pour se protéger les mains
(les arêtes de sel sont très coupantes)
·
Petits sacs plastiques pour les amateurs de roches et de
cristaux
·
Un sifflet
·
Un humidificateur rechargeable ou brumisateur (pour les
coups de chaleur)
·
Quelques sachets lyophilisés (légumes et fruits) agréables
mais non indispensables
·
Barres énergétiques
La MONTEE à l’ERTA ALE Vous allez monter en fin de journée pour découvrir le lac de
nuit. Prévoyez un petit sac à dos dans lequel vous mettrez « un sac à
viande » ou un petit duvet (vous n’aurez peut-être pas la tente ce soir
là) , un tee shirt, un pull léger et de l’eau (1 et 1/2 litre) avec quelques
barres énergétiques. C’est tout. Votre sac sera monté par les dromadaires. Ils
ne prennent pas le même chemin que vous, ils se peut qu’ils n’arrivent qu’au
petit matin au sommet.
REMARQUE : Il est toujours agréable
lors des bivouacs de déguster une spécialité régionale ou d’apprécier un petit
verre…
Les
tentes (igloo 2 places) sont fournies par l’agence !
ATTENTION !!!!!!!!!!
Couteau,
briquet, masque à gaz et bâtons télescopiques
à mettre
absolument dans vos bagages de soute pour éviter de graves problèmes à l’aéroport.
GROUPE :
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